Bonjour !
Juste un petit billet d'humeur très maussade.
Je vous résume mon aventure...
Je créé un compte hier soir sur Facebook afin de faire partager mon blog à ma famille et mes amis. Comme beaucoup de brodeuses ont abandonné le format blog avec la migration d'Overblog et se sont réfugiées sur Facebook, je compte utiliser ce biais pour papoter avec des passionnées de petites croix comme moi.
J'intègre mes amis, ma famille ainsi que les amis de mon mari. Pour le moment, tout va bien.
Ce midi je me connecte pour trouver un commentaire extrêmement désobligeant, concernant l'event facebook de mon mariage. Je cite dans le texte (âmes sensibles détourner les yeux) : "le temps de la tringler comme un soudard pour voir si entre eux ça colle".
Honnêtement ?! Insulter les gens, les femmes de ses amis, c'est cela l'amitié???
Je me permets de faire une mise au point certes ferme mais polie (elle au moins) et justifiée, et le commentaire très désobligeant est effacé et cette personne en plus se permet de se victimiser en rejetant sur moi la responsabilité de ne plus me suivre ainsi que le mur de mon mari. C'est en tout cas parfaitement intolérable.
Je suis parfaitement écoeurée par ce genre de procédé (au figuré comme au propre, puisque ça m'a tellement contrariée que je suis allée vomir 2 fois mon déjeuner). Je savais que Facebook c'était la jungle, mais là...
J'ai écrit un petit billet en réponse pour tout le monde. Cela vaut aussi pour le blog, alors je le poste.
Voilà plus de 15 ans que j’écume les mailing lists, les forums et les blogs. J’en ai géré quelques-uns seule ou en équipe. J’ai une bonne idée de ce que je veux créer et de l’ambiance qui doit régner dans ces lieux communautaires où chacun a voix au chapitre. Je ne suis pas une narcissique maniaco-totalitariste prônant l’empire du MOI et refusant d’écouter ce que les autres ont à raconter. A dire vrai j’en suis tout le contraire : combien de fois par le passé a-t-on profité de ma gentillesse et de ma générosité ? J’ai été parfois déçue du comportement égoïste de certains internautes qui ne renverront jamais l’ascenseur. J’ai haussé les épaules puis continué mon petit bonhomme de chemin.
Trop bonne, trop conne. Oui, mais jusqu’à une certaine limite.
Quelle que soit mon sexe, ma couleur de peau, mes orientations sexuelles, je suis un être humain. J’attends à ce qu’on me respecte comme tout à chacun. C’est un droit que j’entends faire respecter, même sur Facebook. Comme dans le monde réel, le monde virtuel est régi par des règles de courtoisie élémentaire et des quotas de tolérance minimale qu’il convient de respecter afin d’éviter les conflits. Conflits que je déteste, soit dit en passant. Je ne me suis pas inscrite pour régler les litiges des uns et des autres ni pour m’en prendre plein la figure.
Communiquer peut aussi se passer très agréablement, mais chacun doit faire l’effort minimum de se mettre à la place de son destinataire lorsqu’il poste. Nous avons tous notre sensibilité et certaines personnes sont plus chatouilleuses que d’autres sur certains sujets. En général personne n’aime être insulté, que ses amis ou que sa famille proche le soit. Concernant les sujets sensibles comme la politique ou la religion, j’essaie de ne pas les évoquer.
L’on pourrait penser que je veuille créer un mur rose guimauve où des Bisounours discuteront de sujets consensuels et frivoles. Rien n’est plus faux. Ce que je souhaiterais, c’est que chacun prenne conscience que, derrière des pseudonymes virtuels il existe de véritables personnes avec leurs passions et leur personnalité propre.
Quand ces règles ne sont pas respectées, j’agis. Poster un message implique nécessairement une réaction qu’elle soit positive ou négative. Je ne suis pas une censeure qui détruit arbitrairement les messages. Même les pires, je les laisse bien visibles et en place mais je me réserve un droit de réponse.
Je ne suis pas lâche. Je ne suis pas une victime qui se laisse aller sans réagir. Je suis quelqu’un d’honnête et de droit dans mes bottes. Si l’on dépasse les bornes, je fais la loi sur mon espace. Je reste polie, mais j’explique fermement que courtoisie et tolérance sont de mise ici. Oui, je suis parfois froide et cassante, mais voir ce genre de choses me blesse profondément car je déteste avoir à gérer ces situations désagréables.
J’espère que ce genre de situation ne se reproduira pas avant très très longtemps (jamais serait utopique selon mon expérience) et que, malgré ce faux pas au départ les choses vont reprendre un cours normal.